La publicité sur les réseaux sociaux : d’une génération à l’autre

94,4% des annonceurs pensent investir davantage dans les publicités sur les réseaux sociaux. Depuis quelques années, elle envahit les plateformes sociales. Cet  investissement transforme l’internaute traditionnel en perpétuel prospect potentiel. Personnalisée, limite intrusive, les internautes nous parlent de leur vision de la publicité sur les réseaux sociaux.

Le développement rapide des réseaux sociaux sur les mobiles, le meilleur débit de connexion Internet et les nouvelles technologies sont des facteurs qui expliquent les nouvelles façons dont les gens s’informent et consomment. La publicité sur les réseaux sociaux est désormais un outil important pour une marque afin de cibler ses utilisateurs. Les médias sociaux sont utilisés dans le monde entier et la publicité sur ces supports sont en croissance, qu’importe le marché.

Passant en moyenne 1h20 sur les réseaux sociaux, les français deviennent très influencés par les annonces publicitaires qui les occupent. On remarque que celles faisant la promotion de jeux vidéos ou avec une célébrité sont les plus appréciées des générations X et Y.

Face à cela, Facebook, Twitter et LinkedIn sont aujourd’hui les réseaux sociaux qui dominent le marché des social ads. Instagram, quant à lui, devrait connaitre une importante expansion d’ici deux ans, selon la majorité des annonceurs, sans pour autant détrôner le géant Facebook.

Cependant, l’expansion de la publicité insupporte aujourd’hui plus de 68% des français. En effet, une grande majorité des Français, 83%, espèrent qu’à l’avenir la publicité prendra moins de place qu’à l’heure actuelle sur les réseaux sociaux.

Publicités personnalisées et vidéos, ce que les jeunes apprécient

La jeune génération est aujourd’hui la plus réceptive en matière de publicité ciblée. Mais toucher la génération X de manière efficace n’est pas chose facile pour les annonceurs. En ressort alors différents stratagèmes pour marquer les esprits des 18-34 ans. Parmi eux, s’instaure évidemment la publicité personnalisée sur les réseaux sociaux. Selon l’étude Ad Campaigns Reimagined, menée par l’institut Acxiom, 22% de cette génération avouent être réceptif à cette méthode. Il s’agit aussi de la tranche d’âge la plus influencée par ces parutions. Effectivement, on remarque de plus en plus que cette génération a déjà été influencé par une publicité personnalisée  dans son acte d’achat. Ceci à l’inverse des générations précédentes, où seul 10% sont réceptifs à la publicité.

Le native advertising et la publicité très ciblée sont aujourd’hui les formats publicitaires les plus appréciés par les moins de 30 ans. A cela s’ajoute le format vidéo qui reste le plus puissant. En effet, elle est préférée par 83 % des sondés. De plus, les plus jeunes sont plus touchés par l’esthétique, la musique et l’humour, qui génèrent du buzz positif.

On constate alors que les annonceurs ont aujourd’hui tout intérêt à cibler la génération X, à l’heure où leurs achats sont influencés par la publicité mobile ou en ligne, selon une étude de econsultancy.

Cependant, même si une porte semble s’ouvrir du côté des publicités proposant des offres spéciales ou des rabais, qui sont appréciées par 37% des sondés, la publicité reste encore désagréable pour les autres générations.

Un média moins apprécié par les génération précédentes

Pour les plus de trente ans, la publicité sur les réseaux sociaux reste inefficace comparée aux autres formes qu’elle peut avoir. En effet on compte encore aujourd’hui peu d’internautes français ayant déjà effectué un achat en ligne suite à une publicité vue sur les réseaux sociaux (19%). Ceci s’explique alors par son message caractérisé pour plus de la moitié des consommateurs comme étant moins intéressante, voire inutile car  encore mal ciblée.

“Dés que je vois une pub, je la supprime”

Malgré l’importance que prend la personnalisation des publicités via les cookies notamment, l’étude effectuée par Sprout Social cette année montre que la confiance envers les réseaux sociaux a diminué. Ceci entraîne alors une perte de confiance dans les annonces qui y sont relayées. En effet, on constate qu’il s’agit déjà de 39% des utilisateurs. L’exemple de Facebook est flagrant suite à la gestion des données personnelles. Toute cette remise en question de l’utilisation des données personnelles à amené les internautes à reconsidérer les médias sociaux. Ceci se répercutent alors sur les publicités émises. Cette baisse de confiance s’explique aussi par l’actualité diffusée et les contenus dits souvent “pas intéressants”, selon 37% des sondés de cette étude. On remarque pourtant qu’il ne s’agit pas de la cause principale de cette mauvaise intégration de la publicité. En effet, les internautes les considèrent davantage comme mensongères et caricaturales. S’en vient seulement après la dimension de répétition et de pression qu’elle véhicule. Ces ressentis amènent alors à l’installation de divers logiciels bloquant les publicités, type adblock. Ainsi, de plus en plus d’internautes choisissent de ne plus voir ces publicités, les considérant trop.

Face à des avis mitigés, les Rennais nous parlent de leur expérience avec ces publicités.

Même si les publicités permettent aux marques de se faire connaître, leur apparition sur les réseaux sociaux reste, pour une majorité, trop envahissante. Gênante, pas adaptée, souvent inutile, nos Rennais de plus de trente ans décident en majorité de les éviter, les ignorer voire les supprimer. En effet, selon eux, les publicités n’ont pas leur place sur les réseaux sociaux, même si elle reste plus acceptée pour les moins de 25 ans.

Les entreprises / annonceurs  

Du côté des annonceurs, la publicité sur les réseaux sociaux représente une nouvelle manière de diffuser, d’avoir une meilleure visibilité, de capter de nouvelles cibles et d’augmenter considérablement leur chiffre d’affaire.

Pour l’année 2017, par exemple, les analystes avaient prévu une hausse de 26,3 % de publicité sur les médiaux sociaux.

Aujourd’hui il est primordial pour les marques et les entreprises de maîtriser ce nouveau canal afin d’adapter au mieux leur offre sur les réseaux sociaux. Certains réseaux comme Twitter optimisent leur interface et le développement de leur application mobile pour un accès simplifié aux offres publicitaires. C’est pour cela qu’aujourd’hui c’est plus de 80 % des responsables marketing sur le continent américain qui utilisent des tweets sponsorisés. En Europe aussi, Twitter a longtemps été le canal de référence pour la diffusion de publicité mais aujourd’hui d’autres réseaux semblent convaincre les annonceurs. Facebook et LinkedIn en font partie mais c’est Instagram qui enregistre une expansion phénoménale. Réseau utilisé à profusion par une large tranche d’âge, il est devenu le canal de toutes les publicités. Ainsi on y retrouve des photos des vidéos et storys sponsorisés qui s’invitent dans votre fil d’actualité.

Sur son site Instagram vente même un à un les avantages pour les annonceurs de choisir leur réseau. On peut  donc y lire que faire de la pub sur Instagram permet d’amener un flux de client vers son site, d’augmenter son taux conversion et l’engagement des internautes. Des objectifs largement atteint pour beaucoup d’annonceurs puisqu’une étude datant de 2013 démontre que les marques enregistraient 3,6% de ventes en plus grâce à la visibilité obtenue sur Instagram.

De plus, avec l’essor des différents partenariats réalisés, notamment avec les « célébrités »  les annonceurs peuvent, en passant par des prescripteur sur les réseaux sociaux, se montrer plus proches de leurs clients. En effet ce n’est plus eux mais d’autres qui parlent de leurs produits et pour beaucoup d’acheteurs les avis de testeurs et influenceurs va leur permettre de passer à l’acte d’achat plus facilement.

Faire de la publicité sur les réseaux sociaux pour les marques relève d’un réel défi car il faut en permanence s’adapter aux tendances et aux manières de consommer des internautes.

Un investissement en plein essor

A l’heure actuelle, près de 95% des annonceurs ont l’intention d’augmenter leurs investissements publicitaires dans les années à venir. Ceci entraînant sans aucun doute une évolution du marché des social ads. L’agence française Zenith Optimedia estime que les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux vont augmenté de 72% entre l’année 2016 et 2019. Qu’en sera-t-il de son appréciation du public ?

Cet article a été écrit par Angéline, Chloé et Sarah.

 

Articles sources :

http://www.dynamique-mag.com/article/l-influence-de-la-publicite-sur-les-consommateurs.5396

https://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2018/01/29/la-publicite-tourne-la-page_5248526_1656941.html

https://www.airofmelty.fr/75%25-des-achats-des-jeunes-influences-par-la-publicite-mobile-ou-en-ligne-a445794.html

https://www.airofmelty.fr/la-jeune-generation-tranche-d-age-la-plus-receptive-en-matiere-de-publicite-ciblee-a444957.html

https://comarketing-news.fr/la-pub-sur-les-reseaux-sociaux-nest-pas-pres-de-disparaitre/

https://www.google.fr/amp/s/www.zdnet.fr/amp/blogs/watch-it/27-des-consommateurs-voient-la-pub-d-un-mauvais-oeil-sur-les-reseaux-sociaux-39866906.htm

https://www.generixgroup.com/fr/publications/francais-publicite-reseaux-sociaux

https://www.expertisme.com/nos-prestations/social-media-community-management/social-ads-strategie-publicitaire-sur-les-reseaux-sociaux/

https://blog.hootsuite.com/fr/publicite-sur-les-medias-sociaux-toutes-les-statistiques/

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